PIERRE GOBEIL

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Anecdotes, biographie et filmographie.

 

 

PROFESSION :
Acteur québécois canadien.

 

 

DATE ET LIEU DE NAISSANCE :
23 mars 1938 à Grand-Mère, Québec, Canada.

 

 

DATE ET LIEU DU DÉCÈS :
21 mai 2006 à la Maison Aube-Lumière à Sherbrooke, Québec, Canada.

 

CAUSE DU DÉCÈS :
Cancer du poumon à l’âge de 68 ans.

 

NOM DE NAISSANCE :
Pierre Gobeil.

 

ÉTAT CIVIL :
Marié jusqu’à son décès à Charlotte (1964 – 2006)

 

TAILLE :
?

ANECDOTE :
Pierre Gobeil combattait la maladie depuis un an.

Bien connu à Sherbrooke, Pierre Gobeil a notamment joué dans de nombreux téléromans de Radio-Canada, dont Le temps d’une paix, Des dames de coeur et L’Auberge du chien noir.

Il avait également joué au cinéma, notamment dans La Gammick, de Jacques Godbout, et Mourir à tue-tête, d’Anne-Claire Poirier, qui avait été présenté au Festival de Cannes.

À Sherbrooke, il aura laissé sa trace en co-fondant le théâtre de l’Atelier en 1960.

Ses funérailles ont eut lieu dans la paroisse Saint-Philémon-de-Stoke. Pierre Gobeil laisse dans le deuil sa conjointe.

 

BIOGRAPHIE :
Hommage à un pionnier du théâtre en Estrie

La région a perdu, tout récemment, un artiste exceptionnel en la personne de Pierre Gobeil. J’ai eu le privilège et le plaisir de travailler au théâtre avec lui pendant de nombreuses années. C’est avec émotion et bonheur que je vous en parle aujourd’hui. Il était aussi un ami solide.

Avec ses études classiques au séminaire St-Charles de Sherbrooke, il découvre une profonde affection pour l’art dramatique. C’est avec Roger Thibault, alors professeur au séminaire, que Pierre brûle les planches.

En 1960, les deux fondent le Théâtre de l’Atelier, lequel vivra en Estrie pendant 25 ans. On se souviendra de Pierre dans les pièces « En attendant Godot » de Samuel Beckett et « Le roi se meurt » d’Eugène Ionesco.

En 1968, Pierre Gobeil veut un théâtre de l’Atelier permanent. Il réunit une petite équipe autour de lui et l’aventure durera 15 années. Pendant toutes ces années, l’Atelier – c’était le nom inspiré par le théâtre de Charles Dullin à Paris – offrira des pièces variées et appréciées du public d’ici. Pierre affectionne le théâtre d’avant-garde et de l’absurde: Pinter, Beckett, Vian, Ionesco, Schisgall. Également, des auteurs québécois: Languirand, Tremblay, Barbeau. Les auteurs classiques sont aussi à l’horaire. Les petites salles de spectacles, à l’Université ou au parc Jacques-Cartier, sont très fréquentées.

Pierre Gobeil a été l’âme de ce théâtre. Ce comédien s’était muni d’une culture étendue et généreuse. Chez lui, la piqûre dramatique est profonde. Elle va l’amener ailleurs.

Son talent et sa passion l’amèneront travailler à Montréal. Pierre se retrouvera au cinéma. Citons simplement « La Gammick » et « Cordelia », des films où il a adoré jouer. Puis, ce sera la télévision, cette « boîte magique » comme il l’appelait. Mentionnons ici « Des Dames de Coeur », « Le Temps d’une Paix » et, plus récemment « L’Auberge du Chien Noir ». Du théâtre aussi à la compagnie Jean Duceppe. Sa présence dans le milieu artistique montréalais a favorisé pour lui de nombreuses et chaleureuses amitiés.

Un homme polyvalent

Mais Pierre s’était installé en Estrie avec son épouse, Charlotte. Il goûtait profondément sa région. Il avait un attachement passionné pour les grands espaces et la nature dans toute sa variété. Il aimait me parler de son père: « Il m’a appris à nommer les étoiles, les oiseaux, les fleurs et les animaux ». Pierre a vécu intensément. Les sports comme le ski, la natation, le cyclisme et la chasse. Il était, au besoin, bûcheron sur ses terres. Plusieurs voisins et amis enviaient son jardin et ses fleurs. Il affectionnait le bon vin et les repas conviviaux. C’était un homme profondément généreux et un être d’exception. Il tenait à s’impliquer bénévolement dans sa communauté. Pédagogue chevronné, il n’hésitait pas à former des artisans nouveaux dans la vie culturelle de son milieu. Il a été un phare et un mentor pour plusieurs.

Pierre Gobeil laisse le souvenir d’un homme entier, un être passionné dans toutes ses entreprises. Il respirait le théâtre. C’était son choix de vie, son mode d’expression, sa façon de se dépasser. Un jour, nous répétions ensemble pour la pièce « Fragments » de Schisgall et je lui avais demandé quelle différence il faisait entre ses rôles au cinéma et ses rôles au théâtre… il m’avait cité la réponse de Jean Cocteau à qui on avait posé la même question: « Au théâtre, on joue. Au cinéma, on a joué ».

Cet amour de son métier a fait de lui un géant dans son art. Cette époque fructueuse et irremplaçable du Théâtre de l’Atelier en Estrie a été le fruit de ses efforts, de son dévouement et de ses rêves.

Adieu mon ami! À la vie !

Source : Benoît Dumont.

 


 



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